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Puis, nous retrouvons les traces de cette race en
1962 en Écosse, par la découverte de Susie. Probablement le scottish
aurait été transporté en Ecosse sur des caravelles des explorateurs qui
allaient en Chine, afin de faire commerce de la porcelaine pour de
richissimes anglais …
Susie était une petite chatte blanche et elle avait la
particularité de posséder des oreilles curieusement repliées vers
l’avant…
Grâce aux efforts conjugués des Ross et de Peter Dyle,
ses propriétaires, la nouvelle race fut officiellement reconnue en 1966
par le plus grand club anglais, le Governil Council of the Cat Fancy,
soit seulement 5 ans après la découverte de Susie.
Malheureusement en 1971, le Gccf interdit l’élevage du
Scottish Fold, à cause de fortes critiques. Devant la menace
d’extinction qui commençait sérieusement à planer, Mary Ross appela
quelques éleveurs américains à la rescousse. Dès 1972, un couple de
Scottishs s’envola vers les Etats-Unis où quelques passionnés prirent le
relais des Ross. Le Scottish Fold bénéficia du potentiel génétique de
nombreux chats de qualité qui se trouvaient là-bas, ce qui augmenta la
vigueur de la race, notamment grâce à des croisements avec des Americans
Shorthair. La race fut reconnue en 1979 par la Cfa, le plus grand club
félin du monde.
C’est aussi aux Etats-Unis que le Highland Fold vit le
jour, une adorable version de Scottish à poil long. Son poils est
totalement différent de celui du Persan, par exemple, mais qui
demande nettement moins d'entretien.

British shortair
et longhair
Le légende du British Shorthair
La légende veut qu'il y ait des ancêtres égyptiens ... remontant au
temps de Moïse.
L'armée égyptienne qui poursuivait les Hébreux en quête de la Terre
Promise était commandée par un général grec nommé Galsthelos. Celui-ci,
après sa défaite devant la barrière infranchissable de la Mer Rouge
n'osa pas se présenter devant le pharaon, son beau-père. C'est alors
qu'il s'enfuit en compagnie de son épouse SCOTA, fille du pharaon, (...)
celle-ci emmenant ses chats ; Ils gagnèrent le Portugal où ils fondèrent
le royaume de Brigantium.
Le royaume prospéra, les chats se multiplièrent. Un descendant de
Galsthelos, Fergus 1er, partant à la conquête d'une grande île au nord,
embarqua sur ses navires de chats de SCOTA. Ce fut d'ailleurs en
souvenir de son aïeul qu'il baptisa la région conquise : SCOTA LAND.
Laquelle devint plus tard Scotland.
Les chats se développèrent en toute liberté en s'adaptant à leurs
nouvelles conditions de vie, sans doute fort différentes de celles des
rives de la Méditerranée, ils développèrent, notamment, une fourrure
double et imperméable qui avait pour mission de les protéger de la
légendaire pluie d'Albion. Même si ces chats étaient appréciés pour leur
indéniable talent de chasseurs, ils n'étaient pas élevés sous le
contrôle des hommes mais vivaient en semi-liberté, soumis à la plus
féroce des sélections, celle de la nature, seuls les plus forts et les
plus habiles survivaient .
Ainsi la campagne anglaise abritait un grand nombre de ces chats aux
couleurs variées qui avaient comme point commun un physique de fort des
halles et une épaisse fourrure, quand au milieu du XIX siècle, quelques
personnes plus attentives que les autres commencèrent à faire attention
à eux.
A l'étranger, et notamment en France, des chats de race Angora, appelés
aussi "de Perse", faisaient la joie de la belle société depuis longtemps
déjà et il sembla naturel que l'Angleterre, pays d'élevage s'il en est,
mette à l'honneur ses chats nationaux.
A la fin du XIXe siècle, le Cheshire Cat dans "Alice aux pays des
merveilles" de Lewis Caroll (1865) est déjà représenté sous l'aspect
d'un
British Shorthair tabby.
Il faudra attendre l'année 1870 pour que les chats anglais intéressent
certains éleveurs de chats de race où un standard fut même établi.
A cette époque, des éleveurs anglais, tels que Harrison Weir, l'homme
qui, le premier fit un art de l'élevage des chats, créa quasiment seul
le British Shorthair sélectionnant les plus beaux chats de gouttière qui
furent exposés pour la première fois au Crystal Palace de Londres en
1871 où le British Shorthair battit tous les records de popularité.
Ils furent appelés British Shorthair pour les distinguer d'une part des
chats étrangers et des orientaux et d'autre part, pour les différencier
des chats à poil long tels que l'Angora.
Malgré le choc des deux guerres mondiales qui décimèrent le cheptel
félin anglais, c'est le chat le plus populaire en Grande-Bretagne.
Après ces deux sombres périodes, il fallut ainsi avoir recours à
d'autres races, et notamment au Persan qui débarqua en Grande-Bretagne
au début du XXe siècle où il fut introduit dans le programme d'élevage
sélectif du British, pour faire renaître des lignées pratiquement
éteintes donnant vigueur à la race.
Grâce à l'intégration du Persan dans les élevages de British Shorthair,
le British gagna certainement en robustesse, sa tête s'arrondit
d'avantage, le cuivre de ses yeux redoubla d'intensité, et son ossature
en fut renforcée. Mais il hérita également du gène poil long de ses
sauveteurs ; par la suite, après des années de contrôle minutieux, on
réussit à éliminer cette influence. Ainsi, il naquit donc de temps en
temps des chatons à poil long dans des portées British, et pendant un
long moment ces petits à poil long furent supprimés. Aujourd'hui, ces
chats caractéristiques sont reconnus, en France, comme une variété de
British à part entière, à laquelle on a donné le nom de British
Longhair, ou British à poil long.
Les premiers British Shorthair, essentiellement bleu-gris, rappelaient
les Chats des Chartreux.
Cette ressemblance entraîna des croisements entre ces deux races, à tel
point que la F.I.Fe décida de ne reconnaître qu'une seule race. Mais, en
1977, la F.I.Fe sépara à nouveau les deux races avec interdiction de les
croiser.
Finalement en France, la F.F.F. homologua le British Shorthair en 1979
dans certaines variétés et comme une race distincte. Ensuite, des
éleveurs, tant anglais comme continentaux, ont étendu la palette de
couleurs de la race British Shorthair, les black tipped qui par exemple,
avaient été exposés à l'exposition du Cat Club de Paris en 1984, furent
les vedettes de cette exposition.
Les toutes dernières variétés reconnues par la FIFe sont les British
Shorthair colourpoint.
Le British Shorthair est l'homologue de l'Européen à poil court de
l'Europe continentale et de l'American Shorthair des Etats-Unis ou les
deux chats sont fortement concurrencés. Le British Shorthair est reconnu
depuis 1950 mais admis en championnat seulement depuis 1980.
Ce chat est très populaire dans le monde entier, dans les pays d'Europe
Continentale par exemple et dans les pays nordiques, le public et les
éleveurs ont un intérêt particulier pour les chats à poil court et les
British Shorthair sont très appréciés.
Du fait de ses origines si naturelles et si anciennes, ce chat est en
général robuste, vigoureux, sain, intelligent et doué d'excellentes
aptitudes pour la chasse.
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